Le projet

Sécurité

Une troisième voie pour fluidifier le trafic

Sur les quinze kilomètres de travaux programmés dans les deux sens de circulation, douze porteront sur la mise à trois voies de l’autoroute dans le sens Paris vers Lyon afin de sécuriser une zone potentiellement dangereuse.

Limiter le risque de collision par l’arrière

Le chantier a pour principal objectif d’améliorer les conditions de circulation en ajoutant une troisième voie sur une portion d’autoroute en côte. Si sa pente ne dépasse jamais les 4 %, cette rampe monte constamment sur une douzaine de kilomètres. Au fur et à mesure de la distance, la vitesse des camions diminue jusqu’à chuter sous les 80 km/h, générant un phénomène de chicanes mobiles pour les véhicules légers qui eux arrivent vite. Cet écart de vitesse entre véhicules lents et véhicules rapides est source de risque de collision par l’arrière.

Faciliter les dépassements en côte

La réalisation d’une troisième voie de circulation sur l’ensemble de la pente constitue une solution pérenne. Quasiment inédit en plaine, ce type d’élargissement vise à renforcer la sécurité sur un secteur où les poids lourds représentent près de 15 % d’un trafic routier estimé à plus de 30 000 véhicules par jour dans les deux sens. En passant de deux à trois voies sur douze kilomètres, cette section d’autoroute gagnera en sécurité en offrant davantage de fluidité aux automobilistes, notamment lors des dépassements.

Sécuriser les interventions de maintenance

APRR profitera de ce chantier d’élargissement de l’autoroute pour aménager le terre-plein central partout où cela est possible (espace minimum requis). Concrètement, le projet prévoit la création d’un double mur de protection permettant de sécuriser la traversée des voies lorsque les agents APRR seront en intervention.

Avec seulement deux voies, les camions en côte constituent un réel danger lors des dépassements.

L’installation de murs de protection sur le terre-plein central sécurisera aussi l’intervention des agents APRR.

Aménagements

Trois étapes de travaux

Le projet d’élargissement de l’A6 sur le secteur d’Auxerre s’articule autour de trois aménagements majeurs programmés de mars 2017 jusqu’à fin 2019. Ils seront réalisés sous circulation.

Élargissement de la chaussée et assainissement

La première étape du chantier consiste à créer une troisième voie de circulation sur neuf kilomètres dans le sens Paris – Lyon. L’élargissement s’effectuera par la rive, c’est-à-dire du côté de la bande d’arrêt d’urgence. Le profil existant de la chaussée (pente, dévers, courbure) ne sera pas modifié.

Parallèlement aux travaux d’élargissement, il est prévu la création de neuf bassins de traitement des eaux pluviales.

Fin des travaux d’élargissement et réfection du terre-plein central

Cette deuxième étape a pour objectif de terminer les trois kilomètres restants de la troisième voie dans le sens Paris – Lyon. Les entreprises de travaux procéderont à la réalisation de nouveaux terre-pleins centraux plus étroits et composés de deux murets entre lesquels les agents de maintenance pourront se mettre à l’abri lorsqu’ils traverseront les voies.

Travaux de chaussée

Réfection de la chaussée sur l’ensemble de la portion d’autoroute en chantier, soit quinze kilomètres dans chaque sens de circulation.

Les travaux d’élargissement consisteront à rajouter une troisième voie par la droite, côté bande d’arrêt d’urgence.

APRR profitera des travaux d’élargissement pour installer neuf bassins de traitement de l’eau.

Calendrier

Trois ans de chantier sans interruption de la circulation

Programmés sur près de trois ans, les travaux se dérouleront de façon à réduire au maximum leur impact sur la circulation. La plupart du temps, cet impact se limitera à une réduction de la largeur des deux voies. Quelques coupures ponctuelles seront programmées, principalement de nuit.

Durant toute la durée du chantier, APRR s’engage à maintenir la circulation au maximum et à limiter les perturbations autant que possible.

L’intégralité des travaux est financée par APRR dans le cadre des contrats de plan 2014–2018 signés avec l’État.

Insertion

L'autoroute élargit aussi les perspectives d'emploi

APRR a choisi d’apporter une réponse concrète à la Ville d’Auxerre qui souhaitait faire de ce chantier un tremplin pour l’insertion. Une convention, complétée en 2018, a été signée avec la Maison de l’Emploi de l’Auxerrois pour 20 000 heures de travail.

Une initiative locale partagée

Si l’intégration d’une clause d’insertion sociale est très répandue dans les marchés publics, elle l’est beaucoup moins dans les marchés privés. APRR est la première entreprise privée dans l’Yonne, et la deuxième en Bourgogne, à insérer ce type de clause obligatoire dans son marché passé avec les entreprises. Comme le rappelle Laurent Bouillon, conducteur d’opérations sur ce projet : « Il faut être deux pour ce genre d’initiative. APRR a tout de suite senti une volonté locale forte. » Un accord a donc été trouvé rapidement, contractualisé par la signature d’une convention de partenariat avec la Maison de l’Emploi pour la mise en œuvre et le suivi de cette clause sociale.

L'insertion par l'emploi, concrètement

Jessica Cousin, facilitatrice des clauses d’insertion sociales au sein de la Maison de l’Emploi, a été missionnée pour faire l’interface entre APRR, les entreprises de travaux et les acteurs de l’insertion et de la formation. « Pôle emploi, mission locale, PLIE, CCAS, conseil départemental de l’Yonne… les différentes structures nous transmettent les candidatures dont les profils correspondent aux besoins préalablement définis » explique Jessica. Cette dernière se charge ensuite de faire une présélection. La liste comprend des demandeurs d’emploi de longue durée, des jeunes sans qualification, des personnes bénéficiaires de minima sociaux, des travailleurs handicapés… le choix final revenant aux entreprises de travaux. Les clauses sociales sur lesquelles elles se sont engagées lors de l’attribution du marché prévoyaient initialement de réaliser 10 000 heures en faveur de l’insertion sur toute la durée du chantier.

Plus d'heures pour ceux qui en ont besoin

Si les clauses d’insertion imposent un quota minimum d’heures, libre aux entreprises d’en attribuer davantage. Et sur le chantier de l’A6 Auxerre, l’initiative dépassait déjà toutes les attentes six mois seulement après le lancement des travaux !
Au 31 décembre 2017, 12 105 heures étaient enregistrées par la Maison de l’Emploi de l’Auxerrois. Si bien qu’en janvier 2018, APRR décidait de poursuivre l’effort d’insertion en remontant le quota à 20 000 heures. Le 30 août, le chantier de l’élargissement de l’A6 Auxerre affichait 20 853 heures au compteur ! « Plus de 15 000 heures ont été réalisées par des demandeurs d’emploi de niveau CAP/BEP ou inférieur. Cela prouve que les entreprises donnent leur chance aux personnes avec peu ou pas de qualifications » résume Jessica. 

L'emploi durable comme objectif

Encouragées par APRR, les entreprises de travaux retenues sur ce chantier ont clairement décidé de jouer le jeu en faisant de cette clause d'insertion un véritable tremplin vers l'emploi. « Elles mettent à profit la durée conséquente du chantier pour former les personnes recrutées. Des contrats de professionnalisation et d’avenir sont en cours avec de possibles embauches à la clé » se félicite Jessica. Des nouvelles encourageantes quand on sait que 26 % des heures réalisées dans le cadre des clauses sociales ont été octroyées à des jeunes de moins de 26 ans. Au-delà des chiffres, le chantier de l’A6 Auxerre compte bien jouer un rôle en faveur de l’insertion. Comme le résume Laurent, « l’objectif d’APRR n’est pas de satisfaire des statistiques mais d’avoir des résultats humainement parlants ».

À travers cette convention, APRR matérialise une volonté partagée d’agir concrètement pour l’insertion dans l’Yonne.

Le Phare, qui accueille la Maison de l’Emploi et de la Formation de l’Auxerrois.